Second rôle aussi solide qu’incontournable du cinéma des années 1950-1960, Robert Dalban – de son vrai nom Gaston Barré – voit le jour en 1903 à Celles-sur-Belle dans les Deux-Sèvres.
Lorsque la famille monte à Paris, le jeune Gaston est attiré par les spectacles. Il commence à jouer dans quelques pièces dans les années 1910-1920. En 1934, après avoir pris le nom de scène de Robert Dalban, il tourne dans son premier film aux côtés des Danielle Darrieux « L’or dans la rue ». Il enchaîne ensuite les seconds rôles grâce à son visage carré à nez proéminent qui lui permet de jouer les voyous, les policiers grognons, les majordomes et les concierges. Il exerce aussi le métier de doubleur, notamment de Clark Gable dans « Autant en emporte le vent ».
En on le retrouvera successivement à l’affiche de : « Hardi Pardaillan ! », « Promesse à l’inconnue », « Les jeux sont faits », « Quai des Orfèvres » et « Les diaboliques » (Henri-Georges Clouzot).
Le grand public commence à le voir régulièrement durant les années 1960. Patron de presse dans la trilogie « Fantômas » (André Hunebelle) mais surtout, dans le rôle de Jean, le majordome anglophone du « Mexicain » et de Lino Ventura dans « Les Tontons flingueurs ». On le retrouve ensuite dans « Les barbouzes », en sergent adjoint de Paul Meurisse dans la série « Le Monocle » et dans « Le septième juré ».
« Yes sir ! »