Les commémorations du débarquement remettent le général de Gaulle à l’honneur. On peut débattre à l’infini sur les options politiques et sur la moralité du personnage, mais on ne peut nier son élan patriotique qui lui faisait dire qu’il avait « une certaine idée de la France ». Voici un échantillon de citations qui justifient cette assertion. Puissent nos gouvernants s’en inspirer…
» Nous avons une responsabilité, celle de jouer le rôle de la France ; ce rôle, dans mon esprit comme dans le vôtre, se confond avec un rôle chrétien. Notre pays ne serait pas ce qu’il est, c’est presque banal de le dire, s’il n’était pas d’abord un pays catholique. »
Discours de Rome, le 27 juin 1959
« Pour moi, l’histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L’élément décisif pour moi, c’est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l’histoire de France à partir de l’accession d’un roi chrétien qui porte le nom des Francs ».
David Schoenbrun, Les trois vies de Charles de Gaulle, Ed. Julliard, 1965
« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France... Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur.
De Gaulle, Mémoires de guerre
« Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. »
Discours prononcé à Londres devant une assemblée de Français, 1er mars 1941
« Ce qu’il faudrait à ce pays, c’est un roi. »
Déclaration à Robert Prigent, ministre de la Population, cité par Georgette Elgey, La République des illusions, Ed. Fayard